Un visiteur anonyme de ce blog souhaite être édité et profite du jour du Seigneur pour me demander des conseils.
Je lui ai répondu qu'il n'y avait pas de règle pour être édité. Comme je pense que ce jeune auteur né de la rosée du matin ne se contentera pas d'une réponse aussi déprimante, je l'ai aussi
aiguillé sur le site de Marc Autret, spécialiste avisé qui saura sans doute répondre mieux que moi à ses attentes.
Il n'y a en l'occurrence aucune mauvaise volonté de ma part : je réponds toujours - dans la mesure de mes possibilités - aux sollicitations qui me parviennent via ce blog. Mais il se trouve
que:
1) Je pense en effet que l'édition est une démarche personnelle qui ne répond en aucun cas à des critères prédéfinis (en dehors de ceux qui sont dictés par le simple bon sens).
2) Je suis assez mal placé pour donner des conseils dans ce domaine, dans la mesure où je suis pour ma part le champion des concours de circonstances: mes activités de
journaliste ont commencé par une proposition en forme de challenge pendant un repas un peu arrosé. Par la suite mon itinéraire de la presse à l'édition a été tracé à coups de rencontres
opportunes. En d'autres termes, je n'ai jamais fait le siège frontal d'une forteresse. Je suis toujours passé discrètement par les portes dérobées.
3) Je publie beaucoup de choses, mais jamais de littérature. Il faudra que ceux qui s'adressent à moi pour obtenir mes lumières le comprennent un jour: je ne suis pas mieux placé qu'eux pour
publier un roman ou un recueil de nouvelles. La bio d'un Malgré-Nous, à la limite...
Mais je sais que les auteurs publiés sont nombreux parmi les habitués de ce blog. Et je suis près à parier qu'ils ne contrediront pas ce constat: la seule recette pour être édité, c'est de
comprendre qu'il n'y a pas de recette.
Stéphane Laurent est journaliste, rewriter, nègre et réalise d'une façon générale tous les travaux d'écriture qu'on lui demande. Il vit à Strasbourg et passe tous ses étés en Bretagne. Il a aussi mauvais caractère. D'où (le retour de) ce blog.